TRANCHÉES 31

Au sommaire
  • Le mot de la Grande Guerre: « repérage, repérer »
  • Les Garibaldiens de l’Argonne
  • Erwin Rommel en Argonne
  • Le soldat français et le soldat allemand à Verdun
  • Les travaux 17 à Verdun
  • La prise du fort de la Malmaison
  • L’affaire de Juvincourt, 21 novembre 1917
  • L’échec de la campagne austro-hongroise en Serbie
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Cet automne 2017 est riche en anniversaires importants: certes, les combats menés en octobre et novembre 1917 n’ont pas apporté la décision sur le front occidental ni à la Malmaison, le 23 octobre, ni à Cambrai, le 20 novembre, mais ils sont prometteurs pour l’avenir. Il faut se replacer dans le contexte de l’année 1917, particulièrement dif cile pour les Alliés. Pourtant l’espérance dominait dans les premiers mois, car les dernières offensives à Verdun en 1916 avaient permis de reprendre l’essentiel du terrain perdu depuis février. Le nouveau général en chef, Nivelle, pensait avoir trouvé la méthode pour vaincre les Allemands.

Ce sont les Britanniques qui ouvrent l’offensive, le 9 avril 1917, à Arras. Malgré des débuts prometteurs, la percée escomptée n’a pas lieu. Le 16 avril, au Chemin des Dames, les Français n’ont même pas de débuts prometteurs: dès le milieu de la matinée du premier jour, l’échec est complet. Contrairement à ses engagements auprès du gouvernement, Nivelle s’obstine et continue l’offensive, notamment au début du mois de mai. C’est un nouvel échec, qui conduit au renvoi de Nivelle et à des mutineries dans l’armée française.

Les Britanniques prennent alors la relève, à Ypres, à partir du 31 juillet, appuyé par une armée française. La bataille s’enlise sous une pluie ininterrompue et dans un cloaque qui empêche toute percée. Les pertes sont lourdes, l’avance est très faible, le découragement s’installe, d’autant qu’en octobre, les Bolcheviques prennent le pouvoir en Russie.

Cependant, coup sur coup, les Alliés remportent deux succès qui permettent un redressement du moral: les Français à la Malmaison, le 23 octobre et les Britanniques à Cambrai, avec une offensive de plus de 450 chars à Cambrai. Certes, le front évolue peu à l’issue de ces deux attaques, mais les Alliés ont prouvé qu’ils pouvaient repartir de l’avant. L’année 1918 sera peut-être, et en n, décisive, avec l’arrivée des Américains et des chars, pour paraphraser le général Pétain.

 


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