TRANCHÉES 35

Tr35_couv

 

Au sommaire

  • Le mot de la Grande Guerre: Grande Guerre

  • Une jeunesse brisée, le 4  juin 1916
  • Un terrible accident de train à Gondrecourt

  • L’embouteillage de Zeebrugge

  • Le coup de main de la 123e DI à Moncel-sur-Seille (20 février 1918)
  • Tilloloy et Beuvraignes dans les combats d’août 1918Le rôle crucial de l’armée française en 1918 (21 mars-18 juillet)Champagne, 26 septembre 1918 : victoire à Tahure

Au moment où paraîtra ce numéro de Tranchées, nous nous rappellerons des terribles combats de mars et avril  1918, au moment où la guerre a failli basculer du côté allemand. En ce qui concerne le centenaire, cette période n’intéresse pas les médias, sauf au Portugal, qui a payé un lourd tribut en avril, et sans doute en Australie. En France, à part Verdun et le Chemin des Dames, rien n’intéresse nos chers confrères, donc c’est le black-out médiatique complet. Est-ce bien grave, d’ailleurs ? Les passionnés savent et c’est ce qui importe.

Ce numéro 35 coïncide avec une date importante, celle du centenaire de l’armistice, le 11 novembre 1918. Les médias et les éditeurs se réveillent, la production littéraire sur 1918 va être importante, si ce n’est énorme, même si le sujet a été tellement labouré par des produits sans saveur et sans odeur qu’on se demande ce qu’il reste à publier sur le sujet.

Au bout de cinq années de commémorations, personne n’en sait plus sur l’histoire de la Grande Guerre. Comme si la guerre faisait peur, les éditeurs et les journalistes ne l’ont pas abordée de front, mais par la bande : on nous a rebattu les oreilles avec les fusillés, il y en a effectivement eu 800 sur toute la durée de la guerre, ce qui est une tragédie, mais pourquoi ne pas parler des 1 300 000 morts au combat ou dans les hôpitaux ? Y a-t-il de bons morts et des morts sans importance. Pour paraphraser une citation venant du plus haut de l’État, il y a « ceux qui ne sont rien » : les morts anonymes, qu’on trouve dans chaque famille, mais qui ont juste fait leur devoir.

Finalement, il n’y a que Tranchées et Ysec Éditions, à quelques rares exceptions près chez nos confrères, qui relatent la véritable histoire de la guerre, celle des tranchées, de la boue, des mitrailleuses et des obus, celle qui est faite d’héroïsme et de lâcheté, de beauté et de laideur, de stupidité et de traits de génie.

Le 12 novembre 2018, la Grande Guerre va entrer dans la nuit de l’oubli médiatique et éditorial. Aidez-nous à maintenir allumée la flamme du souvenir, aux côtés des musées qui font un travail remarquable sur le terrain, avec le soutien de certaines collectivités locales et souvent, de centaines de bénévoles. Abonnez-vous ! Faites connaître notre revue. Il n’y aura bientôt plus que nous.

Bonne lecture.

Commander ce numéro : 8,20 euros




 

Vous souhaitez vous abonner à Tranchées




* content missing

Bookmark the permalink.

Comments are closed